Contexte

Les légionelles sont des bactéries gram négatives responsables de la légionellose (encore appelée maladie du légionnaire). Ces bactéries pathogènes ont une répartition hydrique ubiquitaire et se développent particulièrement dans les eaux chaudes en présence de protozoaires, notamment les amibes libres. Il est effectivement démontré que les amibes libres jouent des fonctions cruciales pour le devenir des bactéries dans l’environnement et cela de plusieurs façons (1,2):

  • Les amibes libres servent de vecteur aux légionelles.

Les études portant sur les relations amibes libres-légionelles montrent que toutes les espèces d’amibes étudiées à ce jour sont de bons vecteurs pour la bactérie (1,2).

  • Les amibes libres permettent aux légionelles d’échapper aux traitements biocides chimiques actuellement employés pour prévenir la prolifération bactérienne.

Les amibes libres possèdent la capacité de s’enkyster lorsque les conditions trophiques et/ou physico-chimiques du milieu deviennent défavorables à leur croissance. Dans ces conditions les légionelles ayant parasité les amibes libres trouvent au sein de ces protozoaires une niche écologique leur permettant d’échapper aux traitements chimiques (3). Les amibes libres favorisent aussi la pénétration et la survie des légionelles au sein des biofilms qui peuvent être considérés comme des réservoirs potentiels de légionelles (4). Ces biofilms favorisent la survie bactérienne lors des traitements chimiques d’autant plus que les amibes libres sont très résistantes à ces traitements (3).

  • Les données récentes de recherches sur la virulence des légionelles montrent que la bactérie pathogène acquiert une partie de ses mécanismes de virulence vis-à-vis des macrophages de mammifères au sein des amibes libres (5).

Tous ces paramètres font que la menace potentielle représentée par les légionelles est fortement dépendante de la communauté amibienne occupant un biotope donné. Certains auteurs ont ainsi décrit les amibes libres comme étant « le cheval de Troie » des légionelles (6).

Les solutions technologiques de rupture proposées par Amoéba s’attaquent directement aux causes (la prolifération d’amibes permissives aux légionelles) et aux conséquences (la prolifération des légionelles).

1 Fields BS. The molecular ecology of legionellae. Trends Microbiol. 1996 Jul;4(7):286-90. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8829338
2. Molmeret M, Horn M, Wagner M, Santic M, Abu Kwaik Y. Amoebae as training grounds for intracellular bacterial pathogens. Appl Environ Microbiol. 2005 Jan;71(1):20-8. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15640165
3. Thomas V, Bouchez T, Nicolas V, Robert S, Loret JF, Lévi Y. Amoebae in domestic water systems: resistance to disinfection treatments and implication in Legionella persistence. J Appl Microbiol. 2004;97(5):950-63. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15479410
4. Declerck P. Biofilms: the environmental playground of Legionella pneumophila. Environ Microbiol. 2009 Aug 12. [Epub ahead of print]. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19678829
5. Fields BS, Benson RF, Besser RE. Legionella and Legionnaires’ disease: 25 years of investigation. Clin Microbiol Rev. 2002 Jul;15(3):506-26. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12097254
6. Barker J, Brown MR. Trojan horses of the microbial world: protozoa and the survival of bacterial pathogens in the environment. Microbiology. 1994 Jun;140 (Pt 6):1253-9. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8081490

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