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Une amibe isolée d'une piscine thermale, inoffensive hormis son action biocide sur les microorganismes

Willaertia magna est une amibe thermophile (température optimale de croissance : 43° C) mesurant de 50 à 100 µm de diamètre pour sa forme trophozoïte, et de 18 à 21µm de diamètre lorsqu'elle est enkystée (Etudes réalisées par le CIQLE, Université Lyon 1, mars 2016). Le genre Willaertia a été décrit pour la première fois par de Jonckheere et al. en 1984.

Bien que la morphologie de ce genre ressemble à celle de la famille Vahlkamphiidae, avec ses pseudopodes éruptives dans sa forme végétative, il présente aussi des différences significatives. En particulier, les trophozoïtes de la famille Vahlkamphiidae n’ont pas un stade de flagellation, alors que Willaertia magna C2c Maky possède quatre flagelles. Les résultats de l'analyse sérologique et d'isoenzyme confirment que Willaertia est distincte des amibes appartenant au genre Vahlkamphiidae (qui comprend Vahlkamphia, Naegleria et Tetramitus). Enfin, et de manière significative, contrairement au genre Naegleria, Willaertia magna C2c Maky est non pathogène, non toxique, et non éco-toxique. En raison de ces différences, une nouvelle espèce a été propose pour ce genre par Dr E. Willaert : Willaertia magna.

Alors que la plupart des amibes libres sont permissives à la contamination bactérienne, la souche Willaertia magna C2c Maky se comporte très différemment, en ciblant de nombreux organismes différents par phagocytose. Nous avons démontré que l'activité biocide de Willaertia magna C2c Maky n’est pas due à la cytotoxicité contre ses proies : son mode d'action, la phagocytose, constitue la base de ses propriétés biocides. Il a été démontré que Willaertia magna C2c Maky internalise dans l'environnement à la fois la bactérie Legionella pneumophila et ses vecteurs protozoaires, y compris les amibes libres, comme Vermamoeba. Contrairement aux autres amibes libres, chez Willaertia magna C2c Maky la fusion phago-lysosomale n’est pas inhibée par des bactéries parasites de type Legionella pneumophila. Cette propriété est justement à l'origine de la robustesse et de l'efficacité de son effet biocide.

 

L'absence de toxicité, pathogénicité et d'écotoxicité de Willaertia magna C2c Maky lui permet d'être classée sans classe de danger (ni risques physiques, ni risques pour la santé humaine et animale, ni risques environnementaux) selon le règlement (CE) n° 1272/2008 sur la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances et des mélanges (CLP).